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Consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre 

Elles aussi alerte sur les avancées du système masculiniste. Avec l’élection de Donald Trump, des prises de paroles masculinistes décomplexées sur les réseaux sociaux se démultiplient. Elles véhiculent des violences verbales à l’encontre des femmes qui ont pour but de promouvoir leur rôle traditionnel, celui de la gestion de la sphère domestique, laissant la place aux hommes dans les affaires économiques et politiques.

Lorsque le président de Meta, Marc Zuckerberg, en janvier 2025 dit, il faut « re-masculiniser » les entreprises car la présence des femmes aurait ôté « l’agressivité nécessaire à une énergie conquérante » à toute entreprise sur le marché, c’est la volonté d’exclure les femmes des responsabilités économiques. Ici le monde de la tech flirte avec le libéralisme conservateur. Libérer la parole sur les réseaux sociaux en réduisant au maximum la modération permet de diffuser des propos d’exclusion des femmes parfois sous couvert de discours bienveillants.

Qu’on ne s’y trompe pas ! Dans ce temps présent, le masculinisme assume ouvertement ses liens avec l’extrême droite. Et le danger pour les femmes est une perte de liberté en Europe comme dans le monde. Elles aussi défend la parité dans toutes les instances politiques, voie démocratique incontournable pour donner aux femmes une capacité à contrer la domination masculiniste et les inégalités qui en découlent au détriment des femmes.

Le CESE vient de publier un rapport qui analyse les stratégies anti-genre.

Nous vous conseillons de lire cette résolution afin de comprendre les menaces que constituent les mouvements anti-genre sur les droits des femmes pour ensuite organiser la riposte.

https://www.lecese.fr/actualites/consolider-et-organiser-la-defense-de-nos-principes-democratiques-face-aux-strategies-anti-genre

 

Cette Résolution a été adoptée le 25 mars 2026 par le Bureau du Conseil économique, social et environnemental sur proposition de la commission de la délégation aux Droits des femmes et à l’égalité, dont Agathe Hamel est présidente et rapporteure de ce texte.

 

Cette résolution commence par une analyse des mouvements anti-genre en Europe et en France.  Ils déploient une conception conservatrice et hiérarchisée des rôles sociaux. Il s’agit de   comprendre leurs moyens d’action, leurs stratégies, leurs tactiques et la diffusion de leurs idées. A noter que la France est le 2ème pays en Europe pour le montant des sources de financement de ces mouvements après la Hongrie. Le mode académique et la société civile féministe sont particulièrement visés.

La deuxième partie donne des pistes pour défendre et promouvoir les valeurs démocratiques de l’égalité entre les femmes et les hommes et le respect des droits fondamentaux.

La résolution rappelle l’importance de la diplomatie féministe pour promouvoir l’effectivité des droits des femmes et des filles comme une condition nécessaire à la démocratie et à la paix ; l’importance de la recherche et de la production scientifique en sécurisant leur financement, celle d’une information fiable indépendante et pluraliste au service de la démocratie.  
Elle appelle à renforcer les espaces de socialisation, l’individu isolé étant la proie des totalitarismes : des aides aux familles et aux femmes, l’émancipation par le travail, une vie associative riche et plurielle où l’on expérimente la démocratie ordinaire et le pouvoir d’agir des citoyennes et citoyens, l’importances des corps intermédiaires comme espaces de discussions et de négociations. La société civile peut faire bouger les lignes en se coalisant pour préserver les droits acquis et faire progresser les droits humains.

La résolution rappelle également la nécessité de mettre en œuvre les politiques publiques intégrant l’égalité de genre.

 

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