Les collectivités territoriales (communes, EPCI, Départements, Régions), peuvent jouer un rôle majeur pour déconstruire de vieux modèles inégalitaires et des stéréotypes sexistes et promouvoir l’égalité entre femmes et hommes.
La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, diffusée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) leur est proposée comme outil depuis 2006. Elle est le fruit d’un consensus européen et son élaboration a été soutenue par la Commission européenne.
Cette charte présente des principes et des suggestions pour mettre en œuvre des actions pour l’égalité dans tous les divers domaines de compétences des collectivités sur leur territoire, en termes de représentation équilibrée dans les sphères de décision, d’élimination des archaïques stéréotypes sexués, de prise en compte horizontale de l’égalité entre les sexes dans le territoire.
La collectivité peut s’y référer en tant que :
- employeur avec entre autres égalité professionnelle, recrutement, formation, promotions, mixité des métiers, …
- prestataire de services dans ses compétences variées : santé, éducation, logement, transports, aides aux entreprises, culture, garde d’enfants, sécurité, …..
- donneur d’ordres : valoriser la promotion de l’égalité chez ses fournisseurs de services, dans les marchés publics et dans les subventions données aux associations. Le HCE a d’ailleurs publié dans ce sens des préconisations sur éga-conditionnalité
L’AFCCRE, Association Française des Conseils et Communes des régions d’Europe est la section française de la CCRE.
Le 4 janvier 2024, Véronique Genelle co-présidente et Danièle Bouchoule vice-présidente ont rencontré à Orléans Valérie Loirat, en charge au sein de l’AFCCRE de la diffusion de la charte.
Elles aussi a exposé son projet pour 2024 :
- insister sur les enjeux des élections européennes de juin 2024 en termes de droits des femmes, notamment à partir des préconisations de l’ouvrage « le meilleur de l’Europe pour les femmes » (chez Editions des femmes-Antoinette Fouque). C’est la nouvelle édition actualisée en 2023 de « La clause de l’Européenne la plus favorisée » publiée en 2008 par Choisir la cause des femmes et sous la direction de Gisèle Halimi – diffuser l’information sur la charte, relativement encore peu connue, dans les départements où Elles aussi est présente ou représentée. Les groupes locaux d’Elles aussi proposent d’organiser des rencontres et échanges avec des élues et élus locaux et la société civile, avec des tables-rondes et débats.
Fin février 2024, la charte avait déjà été signée en France par 367 structures, dont 33 départements, 14 conseils régionaux avant fusions, 33 EPCI, 283 communes et 4 autres.
Ces collectivités ont intégré la dimension égalité femmes-hommes dans leur programme. C’est un gage de volonté politique pour des transformations sociétales d’importance vers une société plus égalitaire et solidaire.
Pour consulter la charte: https://afccre.org/sites/default/files/Charte%20version%20fran%C3%A7aise.pdf
Pour connaître les signataires : https://drive.google.com/file/d/1mDD92tAbjuiMO_gh6nzSy_lx6VNDyShK/view
Pour connaître les préconisations du HCE : https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/parite/actualites/article/pas-d-argent-publicsans-egalite-plaidoyer-pour-un-financement-public-au
Site : www.afccre.org et dossier thématique sur égalité femmes/hommes
Véronique Genelle, co-présidente et Danièle Bouchoule, vice-présidente